Quelle dernière version du « projet du gaz du sud » ?

Le projet du gaz du sud, comme les spécialistes ont l’habitude de l’appeler est l’un des plus grands projets de renforcement de l’infrastructure de production et de transport du Gaz naturel dans le pays outre la transformation d’une partie conséquente du gaz en GPL.
Ce projet, nommé aujourd’hui : « projet de développement de la concession Nawara», prend d’ailleurs toute son importance dans la conjoncture énergétique post-2010 caractérisée par un déficit de la balance énergétique de plus en plus galopant suite à un recul important des ressources disponibles en hydrocarbures (y compris le forfait fiscal sur le gaz algérien transitant par la Tunisie vers l’Italie) contre une augmentation constante de la demande.

Il est opportun de rappeler que l’idée de ce projet date de 2006 où la stratégie énergétique de l’époque prévoyait le développement du marché du gaz naturel et ses usages à travers le pays. Entre 2007 et 2009, les études ont été d’ailleurs élaborés et le démarrage du projet était programmé pour 2012 afin qu’il rentre en production en 2016.

Après la révolution de 2011, le projet s’est arrêté et plusieurs revendications sociales et régionales sont apparues à son propos. Ceci a amené le gouvernement à revoir les composantes du projet et à, finalement, décider de le réaliser, suite au CIM du 5 mars 2014 sous cette nouvelle version :

  • Un gazoduc de transport du gaz depuis la concession « Nawara » au sud Tunisien vers Gabès et un 2ème gazoduc de transport acheminant une partie de ce gaz à Tataouine.
  • Une station de traitement et une station de remplissage de GPL à Tataouine.
  • Une station de traitement du gaz pour l’extraction de gaz commercial et de GPL à Gabes.

Ainsi, l’Etat a mis tout son savoir-faire de médiation et de négociation pour faire aboutir ce projet, combien important pour le paysage énergétique national.
Elle a, en outre, trouvé les financements nécessaires auprès des bailleurs de fonds internationaux début 2014 et envisage la rentrée en exécution avant la fin de la même année.

Verrons-nous ce gaz contribuer au développement des gouvernorats et du tissu industriel et économique au sud tunisien, comme tout a été mis en œuvre, avant fin 2016. C’est tout ce que l’on souhaite. Bon vent à ce projet.

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